Si James Dean avait conduit autre chose qu’une Porsche…

octobre 20, 2008

Au salon de l’auto était exposé le dernier modèle de Lotus en date, la Lotus Evora. J’ai toujours eu un gros faible pour cette marque de voitures sportives. D’abord parce que l’un des premiers jouets que l’on m’a offert étant petit était une Lotus Elan, comme celle que conduisait Diana Rigg dans Chapeau melon et bottes de cuir. Ensuite parce que ces autos sont la définition par excellence de la voiture de course : légères, puissantes et esthétiquement proches de la perfection.

Tout cela me rappelle une autre histoire…

La fureur de vivre, Géant, A l’est d’Eden… trois films dans lesquels James Dean tourna avant de mourir prématurément à l’âge de 24 ans, selon sa devise “vivre à fond, mourir jeune et faire un beau cadavre“.

James Dean n’a pas eu ce que l’on pourrait qualifier d’enfance heureuse. Sa mère est morte d’un cancer de l’utérus alors qu’il avait neuf ans, ce qui l’anéanti. Confié à son oncle et sa tante, il revient par la suite en Californie dont il est originaire pour s’inscrire à l’université. D’abord celle de Santa Monica, puis celle de Los Angeles ou il découvre le théatre, ce qui créé une scission avec son père, ou il habite alors. Il déménage chez un de ses amis et vit de petits boulots -un peu à la manière d’un autre acteur lui aussi passionné de sport automobile, Steve Mac Queen-.

Ses débuts sur la toile se font par le biais d’une publicité pour une célèbre marque de soda américain. Puis il intègre les cours de l’Actors Studio de New-York, ce qui lui permettra différents petits rôles dans diverses séries télévisées. Néanmoins, sa carrière cinématographique débute par une pièce de Gide, l’immoraliste, ou il se fera réellement remarquer.

C’est ainsi qu’il obtient le rôle de Carl Trask dans A l’est d’Eden, et qu’il enchaîne avec La furueur de vivre. Durant le tournage de ce dernier, Dean se prend de passion pour la course automobile. IL s’achète une Porsche 356 Spyder avec laquelle il commence à remporter quelques courses. Une de ses grandes habitudes était de rouler à tombeau ouvert dans les rues de Los Angeles et, grâce à sa puissante Porsche, de semer les voitures de patrouille des policiers. Par la suite, il s’achète une nouvelle Porsche, une 550 Spyder (photo), car il a commandé une Lotus mais la voiture ne peut être livrée à temps. Aussi Dean quelque peu contrarié ne de ne pas avoir de véhicule pour sa prochaine course achète la 550 sur un coup de tête, lors d’une visite chez le concessionnaire de Los Angeles. Il baptise la voiture “little bastard”.

Le 30 septembre 1955, il doit participer à une course automobile qui se tient en Californie du nord. Il part tôt le matin de Los Angeles, accompagné de son mécanicien, Rolf Wutherich, qui prend la place du passager. Ils n’ont pas encore fait la moitié du chemin qu’il est arrêté par la police et se voient administrer une contravention pour excès de vitesse. Dean repart selon ses habitudes, en roulant à fond.

Après avoir roulé pendant quatre heures, ils viennent à traverser une petite ville du nom de Cholame, ou un étudiant vient par une route adjacente au volant d’une Ford Sedan. Il leur coupe la priorité et Dean pense pouvoir contourner aisément la Ford, il ne s’arrête pas et ne freine d’ailleurs même pas. Selon toute vraisemblance, le conducteur de la Ford n’a pas vu la Porsche, laquelle est particulièrement basse. Deuxs policiers assistent à l’accident. Le conducteur de la Ford s’en sort avec quelques hématomes, le mécanicien de Dean heurte le tableau de bord et se voit projeté en dehors de la voiture. Quant à Dean, il meurt sur le coup.

La 550 de James Dean fut récupérée mais elle serait ce que l’on appelle un Jinx car ou une voiture porte-poisse. Selon certains, elle serait même maudite. Le modèle de base est connu et réputé pour avoir entraîné la mort de quelques personnes dans les années qui suivirent la décès de Dean. Plus étrange est le sort des personnes qui ont voulu récupérer ou se servir de la Porsche 550 de James Dean.

Lorsque George Barris rachète la voiture qu’il avait lui-même personnalisée, pour la somme de 2500 $, il se fracture la jambe. Il vend alors le moteur et la transmission à deux médecins qui feront la course l’un contre l’autre. Le premier meurt en percutant un arbre après avoir perdu le contrôle de sa voiture, le second est sérieusement blessé après avoir effectué une sortie de route. Barris vend alors les pneus de la voiture, qui sont en état presque neuf. Ils sont à l’origine d’un accident qui blesse l’acheteur.

Deux adolescents essayent de voler ce qui reste de la voiture. Le premier s’ouvre le bras sur un morceau de métal déchiqueté, le second se blesse en essayant de récupérer le siège conducteur couvert de sang. Barris décide alors de cacher les restes de la voiture, laquelle est en fin de compte récupérée par la patrouille routière californienne, qui souhaite l’exposer pour illustrer concrètement les dangers de la route.

La première exposition se solde par un incendie. Toutes les voitures aux alentours du local sont carbonisées et seule la Porsche reste intacte. La deuxième exposition voit la voiture tomber et casser la jambe d’un adolescent venu la contempler. On décide alors de changer la voiture de location, et le conducteur du camion qui la transporte est victime d’un accident, uniquement à cause de la voiture. Deux autres accidents du même genre se produisent coup sur coup, la voiture tombant du camion, brisant au passage le pare-brise d’un conducteur.

En 1959, la voiture est exposée pour une dernière fois, car on ne le reverra plus. Un an plus tard, elle disparaît “corps et âme” ainsi que le camion qui la transportait et personne n’a jamais su ce qu’il était advenu de Little Bastard.

Coincidence, il y a quelques temps de cela je regardais l’émission de Jeremy Clarkson, Top Gear, qui est entièrement consacrée à la voiture sous toutes ses formes. Au cours d’une d’entre-elles, un des présentateurs a sorti la Lotus dont James Dean n’a jamais pu prendre le volant et qui par ailleurs ne semble jamais avoir été expédiée outre atlantique. Remisée dans un garage, elle attend une restauration en bonne et due forme.

Porsche  ? Sans façons, j’en reste à mes premiers amours…

Une Porsche 550 Spyder, du même type que celle que possédait l’acteur.

A nous de vous faire détester le train

septembre 17, 2008

Je ne sais pas pourquoi mais les rares fois ou je prends le train il y a toujours une tuile. Tenez par exemple, prenez ce matin : je devais prendre un train à dix heures moins le quart pour un entretien en vue d’un travail, évidemment le train que je devais prendre a été supprimé.

Cela ferait figure de détail si la dernière fois que je suis descendu voir le père Manu le TGV dans lequel j’étais n’avait pas eu trois heures de retard, suite à un récurent problème de caténaire. En fait ça fait, allez, trois ans que je descends régulièrement voir le pépère sudiste et force est de reconnaître qu’à chaque fois il y a une couille dans le potage. Quand ce n’est pas le TGV, c’est la ligne que j’emprunte pour rejoindre Paris qui pose problème.

Ca doit faire quelque chose comme quinze ans que je prends le train “de banlieue” (bien que n’habitant pas en banlieue, c’est donc plutôt un TER sans l’être vraiment) et ça fait quinze ans que la SNCF m’emmerde régulièrement. Même dans une compagnie aérienne ce genre de choses n’existe pas, qu’elle soit nationalisée ou non.

Ce qui est marrant avec la SNCF, c’est que dès que trois flocons de neige tombent toute la circulation des trains est paralysée, retardée. Je ne sais quel technocrate ou polytechnicien à la SNCF oublie régulièrement qu’il y a quatre saisons tout au long de l’année, dont l’hiver. Pire, il oublie également qu’en hiver, des fois il peut neiger voir même geler.

Le matériel est tellement bien entretenu que les caténaires, locomotives, wagons (notamment la clim’ ou le chauffage) tombent régulièrement en rade. A la SNCF, ils savent vous rassurer. Il y a un an de cela un énorme court circuit a bloqué mon train en gare. Gigantesque gerbe d’étincelles et voix très rassurante du conducteur (dans le genre hurlement strident) “Tout le monde dehors, vite !”. Ils savent également se soucier de l’élagage des arbres qui bordent les voies de chemin de fer, en effet j’ai cessé de compter le nombre de fois ou un feuillu est tombé en plein sur la voie. Quant aux retards, c’est du même domaine. On pulvérise des records. Mais la SNCF a un service de propagande très au point : elle s’acharne à vous démontrer à l’aide de grands placards sous verre que la ponctulaité des trains dépasse les 96 %. Je voudrais bien savoir comment tout cela est calculé, au delà du fait que j’aimerai également savoir quand est-ce qu’ils songeront à arrêter de se foutre de ma gueule. C’est quand même con, je prends pas souvent le train depuis deux ans maintenant, mais à chaque fois que je le prends, une fois sur deux il y a un problème !

J’avais oublié de parler des grèves aussi. Gros chapitre que celui-ci. Combien de fois ai-je attendu un putain de train bondé à craquer sur un quai de gare sous la pluie et dans le froid, maudissant à souhaits le personnel de la SNCF comme ses contrôleurs -évidemment absents à ce moment-là- qui osent se pointer la tronche enfarinée une semaine plus tard en demandant “Tickets siouplé“. Mais nan, voyons, nous ne sommes pas pris en otage, c’est juste afin de nous faire réaliser dans quelles conditions déplorables le salarié syndiqué travaille. Bon sang, j’aurais bien aimé faire de même dans une des boîtes dans lesquelles j’ ai travaillé, le seul souci c’est que j’aurais été rapidement foutu à la porte si j’avais fait comme à la SNCF.

Mais ce n’est pas grâve, parce qu’en France on s’acharne à démontrer qu’on est privilégiés. Notamment si on compare la SNCF aux trains britanniques. “Depuis que ça a été privatisé, le niveau de sécurité s’est dramatiquement abaissé“. On aime bien pratiquer l’humour chez nous. D’une les trains anglais sont probablement plus sûrs que chez nous (tiens au fait, c’est vrai, je n’ai pas souvenir que la brigade du rail britannique parcourt les wagons armée de tonfas et revolvers…) et je ne parle pas des trains allemands (jamais vu de reportages sur ceux-là tiens d’ailleurs) ni autrichiens (encore moins de reportages). Reste une certitude, qu’ils soient anglais, allemands ou autrichiens, japonais, roumains ou chinois, leurs usagers ne subissent certainement pas les affres des grèves répétitives ou des problèmes dès qu’un pet de flocon ou de gel se montre… Personnellement à partir de maintenant je m’en fous, j’ai décidé de racheter une voiture, et comme dirait ma soeur “maintenant plus rien à secouer des grèves et retards, je les emmerde“. Je te le fais pas dire, petite…

Des objets qui marquent

septembre 12, 2008

Bon. Londres a Big Ben, Lille a son beffroi (et un métro… tiens ?! ah ouais !)… et Thèze a sa pendule (accessoirement Manu n’a pas encore son Omega). On remarquera que les heures de cette pendule sont matérialisées par les actes quotidiens de la vie, d’une importance capitale s’il en est. Evidemment, lorsqu’on demande l’heure sans savoir qu’elle provient de cette pendule mythique on peut être quelque peu surpris de s’entendre répondre “il est pipi bouffe” dans le cas présent. Nos fins limiers ont longuement cherché une reproduction de cette horloge construite par un maître horloger d’origine, semble-t-il, taïwanaise (ploduction indulstlielle noble étlanger). Le doute nous submerge, mais nous ne cèderons pas aux sirènes (n’est-ce pas Toffee). Que ceux et ceusses qui ont eu le loisir de contempler une pendule similaire se manifestent, nous listons les endroits dans lesquels pareil objet -absolument inutile donc forcément nécessaire, soulignons le- aurait été vu. Merci de votre collaboration, comme aurait dit Laval.

Le 11 septembre 2001 j’étais ailleurs

septembre 11, 2008

Bon comme chaque année, c’est la date anniversaire des attentats des tours jumelles de New-York. Puisqu’on en parle en ce moment même, je n’ai aucune idée de ce que vous faisiez ce jour là. Je vais vous raconter ce que je faisais en revanche, à cette époque-là.

Cette année-là j’étais parti voir Norman -mon premier oncle canadien- à Ottawa. J’avais pris une loooongue semaine à cheval -comme le steak- entre la fin août et le début septembre. Ça devait être la dixième ou onzième fois que je prenais l’avion pour “les Amériques” cette année-là, entre reportages, articles, salons et tout le tremblement. Pour une fois, au lieu de transiter par Washington, je passais par Newark. Je n’avais pas le feu aux fesses, j’étais en vacances, autant prendre son temps dis donc.

A l’aller je me rappelle être tombée sur une pétasse nénette qui m’a pris la tête à cause de mes jambes qui rentraient dans le dossier de son siège, qu’elle ne pouvait pas incliner à fond. “Bah tiens, passez-moi une scie, puisque vous me le dites, je vais les couper tout spécialement pour vous“. Ça l’a calmée pour le reste du voyage. C’est aussi la dernière fois que j’ai vu mon oncle, malade, qui avait déjà un appareil respiratoire portatif et qui peinait à marcher. On a passé une semaine que je suis pas près d’oublier lui et moi, entre mes cousins, ma tante, mon deuxième oncle indien, de longues ballades entre Québec, Montréal et les outtaouais, un vol splendide dans un Chipmunk au dessus de la capitale -enfin au dessus de la vaste forêt canadienne, et encore, on était pas en Colombie britannique-.

Au retour je suis revenu par le même itinéraire qu’à l’aller. Ottawa-Newark, Newark-Paris. C’était le 4 septembre 2001. Première fois que je voyais en je ne sais combien de voyages les tours jumelles, perchées dans un ciel bleu, complètement absent de nuages. L’appareil photo était au fond de mon sac à dos, dans ce qu’on appelle les porte-chapeaux (vous savez ces trucs pour ranger vos glingues dans les avions, auxquels les hôtesses font référence en vous disant de faire gaffe en les ouvrant une fois posés, à moins que vous ne portiez un casque de chantier…). Je me dis que le temps que je prenne l’appareil et que je les shoote (on était parallèle aux tours) ça sera fichu, elles seront hors de mon champ de vision. Et je m’entends encore penser “De toute façons, elles seront encore debout la prochaine fois…“. Eh oui… mais nan… Et David Copperfield n’avait rien à voir là-dedans, hélas.

Une semaine plus tard, alors que j’étais avec mes petits camarades en train de boucler le numéro XXXX de la revue pour laquelle je travaillais à l’époque, j’ai assisté en direct à l’effondrement de la première, puis de la deuxième tour. Et d’entendre Clarissa, ma potesse américaine, catastrophée à l’idée de savoir que son frère, Marine, risquait de se retrouver en plein conflit outre mer. Les risques du métier, Clari. C’était aussi à ce moment-là que sur IRC, nombre de pseudos changèrent en twintowers, etc. Une vague envie de vomir sur certains canaux m’a fait quitter ce logiciel pour quelques temps. Avant d’y revenir plus tard… Pour d’autres rencontres, eh eh !

A cette même époque quelques semaines plus tard, se tenaient les sempiternels salons outre atlantique dédiés à l’aviation sous toutes ses formes. Aviation d’affaires notamment. Je crois que ce fut la première fois que je fis un vol accompagné -allez à tout casser- d’une demie-douzaine de passagers dont moi. J’ai eu une place en première pour le prix d’une seconde, on aurait pu en seconde faire une partie de volley sans déranger quiconque et pour cause. Ce fut aussi le temps des lettres parfumées à l’anthrax, des regards inquisiteurs des douaniers américains -oui je suis français, oui je suis bronzé comme un lavabo finlandais ça se voit nan, mais nan je ne fais partie d’aucune organisation terroriste et nan mon pc portable ne contient aucune machine infernale. Je peux y aller maintenant ?! -.

Ça c’est calmé depuis, de mémoire ce fut une drôle d’époque. On enquilla sur la guerre d’Afghanistan… dont on est toujours pas sortis.

Rentrée…

septembre 11, 2008

Il paraît qu’un dessin vaut parfois plus qu’un long commentaire. Bon beh, que dire de plus ? Bonne chance et bon courage mon petit ange, donc… Te iubesc.

On nous écrit ou le courrier du coeur du Blogaming

septembre 10, 2008

Nous avons récemment reçu du courrier d’une lecteuse qui tient à nous faire partager ses sentiments pour un jeune homme que nous ne connaissons pas. Nous souhaitions vous en faire partager le contenu. Les annotations entre crochets sont de la rédaction du Blogaming.

Cher jeune et jolie [ça commence très fort...]

Pardon, cher monsieur Ming [c'est mieux] je vous écris ce courriel car je suis tombée follement éprise d’un jeune homme dont le physique n’est pas sans ressemblance avec un acteur français connu qui a tenu le rôle d’un détective privé inventé par Léo Malet [Aha. Donc ça n'est pas Sherlock Holmes, ni Arsène Lupin. Léo Malet, voyons... C'est l'Agence Fiat Lux -que la lumière soit, bande d'ignares- c'est donc Nestor Burma].

En effet, lorsque je regardais cette série le vendredi soir à la télé, je trouvais à Guy Marchand un charme fou. J’ai depuis trouvé son double et j’en suis très heureuse. Un peu poilu comme Guy Marchand, il sait parler aux femmes, en plus je crois qu’il a un apple [personne n'est parfait donc] et habite dans le sud [bah voyons. Passe encore s'il avait habité le nord en pays Chti mais le sud... Il y drache jamais là bas. Ya que du soleil c'est vraiment énervant à force].

Ses amis le surnomment cornet d’amour, parce qu’il parait qu’il a un succès fou avec les caissières et les pharmaciennes qui se pâment devant lui, sont tout sourire et sont à la limite de lui sauter dessus [Guy Marchand fait du polo d'après ce que j'ai vu sur wikipédia. Doit y avoir un lien quelque part donc...]. D’ailleurs on le confond souvent avec Guy Marchand et fréquemment il doit corriger les gens qui l’arrêtent dans la rue en lui demandant un autographe en disant “nan, je suis x-x x”. Ceci dit, son plus grand souhait est de rentrer dans le livre guinness des records, car il est capable de casser 6 noix rien qu’en serrant les fesses (après les avoir mises entre évidemment). J’en suis très fière, d’autant que je n’ai pas de casse-noix chez moi [démonstration est faite du comment joindre l'utile à l'agréable] et ce record lui permettrait d’obtenir la célébrité tant méritée, qu’il d’ailleurs déjà en partie puisqu’on le confond avec son sosie interprétant Nestor Burma.

Je vous laisse maintenant, affectueusement,

Mademoiselle J.K. [qui donc cela peut-il être ?]

Chère et attentionnée lecteuse , nous n’avons pas de photo de votre jeune idole, mais à défaut nous avons trouvé une photo de Guy Marchand qui, nous l’espérons, saura combler vos attentes et votre apparent désir de rencontrer son sosie d’un plus jeune âge.J’ai moi-même eu le plaisir de rencontrer Guy Marchand à La Rochelle il y a une pile d’années et c’est un type très bien. Ce qui me fait dire que son sosie l’est très sûrement lui aussi. En attendant d’avoir de vos nouvelles et en espérant un heureux dénouement, d’ici là, nous vous souhaitons force, courage et bonheur, comme il se doit en de pareilles circonstances.

Le JoPo club vous attend, mesdemoiselles

septembre 10, 2008

Certaines de nos lecteuses nous envoient un courrier considérable pour nous demander adresse et nos de téléphone de l’ami Joseph Porta. Comme ce genre d’informations confidentielles ne peuvent être délivrées sans risques et qu’en même temps Joseph Porta, bête de sexe, doit se reposer pour se ressourcer et reprendre des forces (entre autre) nous avons choisi de créer le JoPo club, qui confère certains avantages de taille (hum) aux adhérentes. D’abord vous serez sur une liste d’attente, de cette manière vous saurez combien de temps vous faudra-t-il avant de connaître l’orgasme ultime. Ensuite, vous recevrez quelques poils de Joseph, encadrés (le cadre est doté à l’or fin 24 carats et comporte en dessous du verre une photo de Joseph) avec dédicace de Joseph Porta lui-même. Malheureusement et pour faire suite à la demande d’une certaine J.K., non hélas, Joseph ne cède pas ses slips kangourou. En revanche, il peut dédicacer vos strings, tangas etc. si vous joignez une enveloppe timbrée à votre nom et adresse.

N’attendez donc plus et rejoignez le JoPo club, en nous adressant un email sur notre boîte avec pour en-tête “j’en veux moi aussi”, nous répondrons dans les plus précoces brefs délais.

Journée chaude, temps moite

septembre 10, 2008

Temps à orage aujourd’hui. Une atmosphère lourde dans Paris, qui a suivi une matinée chaude -et pourtant j’étais habillé en Tayp avec une chemise légère et des mocassins pour faire honneur à mon deuxième oncle, sur la piste mais pas encore sur le sentier de la guerre-. Je crois que tu ne peux pas t’imaginer le bien fou que ça m’a fait de te revoir et de ce qui s’en est suivi. C’est pas tous les jours que ça se passe ainsi et qu’une journée de ce type se matérialise. Je m’en souviendrais longtemps du mardi 9 septembre, la saint Alain. J’espère que les temps à venir nous verrons aussi proches l’un de l’autre que nous l’avons été aujourd’hui, aussi soudés et aussi autant -car il y a autant de choses à partager et à savourer-. Tu ne crois pas ? Je ne vais pas m’étendre sur le reste, ça se garde, se préserve, ça ne se partage qu’entre nous, après tout. Chuuuut.

Chaleur en boîte

septembre 4, 2008

Pour une fois on va parler d’autre chose. Un certain JP m’a transmis hier soir une chanson de BMW (mais nan triple buse, pas les berlines allemandes, Bob Marley) et ça m’a fait ressortir de bonnes vieilles choses que j’avais pas écoutées depuis, oh… au moins, ouais. Tiens par exemple Canned Heat (en français et dans le texte pour les feignasses ou les anglophones -n’est-ce pas majesté- chaleur en boîte). Chez les ricains le Canned Heat c’est une boîte de conserve qui contenait de l’alcool presque pur, utilisé pour désinfecter l’intérieur de votre cahute (toilettes, etc). Durant la prohibition ceux et ceusses qui n’avait pas le sou pour s’acheter une bouteille de whisky de contrebande l’employaient pour en tirer un tord boyaux comparable à l’alcool de bois, en conséquence un truc aussi toxique que nuisible pour la santé. Faut en vouloir mais comme je me contente sur le plancher des vaches de Beaujolais texan en ce qui me concerne ou encore de Chimay américaine, pour moi ce n’est pas un souci.

Canned Heat c’est un groupe de blues-rock-boogie qui doit son nom au titre d’une chanson de Tommy Johnson (bluesman maudit qui aurait fait selon la légende un pacte avec le diable, après l’avoir rencontré à un carrefour dans son sud natal ou il était né. Le diable lui aurait appris le blues, cette histoire a été reprise par la suite par un autre grand bluesman, Robert Johnson) intitulé Canned heat blues. Johnson est mort pour avoir consommé cet alcool frelaté, en novembre 1956, dans le Mississipi. Pas de lien direct avec le groupe dont je vous parle, qui fut fondé par Bob Hite et Alan Wilson, rejoints ensuite par Henry Vestine, ancien des Mothers of Invention -le premier groupe de Frank Zappa- et “The mole” Taylor, qui joua entre autres pour l’un des papes du rock, Jerry Lee Lewis.

Canned Heat sort son premier album en 1967 juste avant le festival de Monterey. C’est un bide et il faudra attendre le deuxième Boogie with Canned Heat pour le succès vienne, avec son tube le plus célèbre n’est autre qu’On the road again -qui avait été repris un temps pour le fond sonore d’une publicité télévisuelle-. Puis il y aura une quantité d’autres albums dont un pur joyau réalisé avec le très grand John Lee Hooker (eh ouais Dave je les possède ceux là ! ). Bon, de mon avis, On the road again c’est bon mais ce n’est pas ce qu’ils ont fait de meilleur. Entretemps Hite et Wilson sont morts tous deux d’overdose, de même que Vestine qui pourtant selon ce qui est dit, était le plus camé d’entre tous mais qui est mort le dernier. A la différence du fabuleux Heindrix et de la grande Janis (Joplin) leur carrière a duré un peu plus longtemps…

Selon moi, parce que c’est un peu comme pour tout, des goûts et des couleurs etc., le meilleur à écouter se compose de ceci, par ordre :

Wish youy would (y a pas, c’est bien celle-là la meilleure)

http://www.deezer.com/track/1318404

Sweet siwteen (encore un truc à avoir des emm… ennuis)

http://www.deezer.com/track/1318420

Time was

http://www.deezer.com/track/16869

Let’s work together

http://www.deezer.com/track/46044

La cuisine pour les feignasses

septembre 2, 2008

Bon. J’aime pas cuisiner, ça me lourde d’une force inimaginable. J’aime pas non plus passer du temps à table, plus vite c’est mangé mieux c’est. En fait je préfère qu’on cuisine pour moi, parce que dans le cas contraire, je fais simple, rapide et nourissant.

Précédemment j’avais ouvert une rubrique sur un autre blog intitulé la cuisine d’Audrey, cuisine très expérimentale s’il en est. L’objet de la première recette était de maigrir, raison pour laquelle il s’agissait d’un cake au ver solitaire. Radical mais efficace. Encore faut-il trouver le ver qui correspond, dans le cas contraire vous avalerez des protéines, ce qui ne vous intéresse pas vraiment si vous êtes dans le cas d’un surcroît de poids. J’avais aussi pondu la fiche cuisine de la pizza au vomi -un coupe faim au sens premier du terme parce que ça ne donne pas envie d’en prendre une part- servi avec un sachet de Smecta pour s’en remettre. Ca n’a pas l’air comme ça, n’empêche que j’avais des lecteuses qui attendaient avec impatience les recettes suivantes. Eh oui ! Victimes du succès qui nous a submergé, nous avons du abandonner devant la recrudescence de demandes. Et puis une recette d’amaigrissement ça sort pas comme ça crac boum hue. Encore faut-il le savoir.

Néanmoins aujourd’hui je ne vais pas vous infliger une recette pour perdre du poids. D’abord parce qu’il est bientôt l’heure de dîner -il est 19h12- ensuite parce que perdre du poids c’est démodé. Les vacances sont terminées, personne ne verra votre ventre sous vos habits d’automne-hiver, donc on se détend.

En matière de simplicité gastronomique il y a un plat essentiel qu’on a trop tendance à oublier c’est l’omelette. Pour rater une omelette, il faut avoir deux bras gauches et encore, je pense que ça ne serait pas suffisant. Trois œufs dans une poêle légèrement beurrée -à peine- et on ajoute ce que l’on veut. Des tranches de tomate et des petits cubes de gruyère au tranches de concombre en passant par des fines herbes ou encore des petits quartiers de pomme l’été, voir des rondelles de chorizo -je vous laisse le choix entre la version douce ou forte, vos hémorroïdes s’exprimeront plus tard-.

C’est simple, léger et il n’y a pas besoin de passer quinze ans derrière les fourneaux en chronométrant le temps qui passe comme si votre vie en dépendait. Merci qui ? Bah voyons, un commentaire pour cette idée géniale ça serait de trop peut-être ? Feignasse va !


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